L'haltérophilie est un sport olympique, discipline
mixte, elle n’est pas réservée
uniquement aux adultes. Différents groupes
d’âges sont reconnus pour chaque sexe.
Les athlètes doivent participer aux compétitions
selon leur poids corporel, dans les catégories
de poids établies pour chaque sexe.
Il y a 8 catégories pour les hommes et 7
catégories chez les femmes.

L'athlète présente deux mouvements
: l'arraché et l'épaulé jeté.
Le vainqueur, par catégorie, est l’athlète
qui a réalisé le total le plus élevé
aux deux mouvements, le meilleur des trois essais
de chaque exercice entrant seul en ligne de compte.
En cas d’égalité, l’avantage
est donné au plus léger des concurrents.
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L'arraché est le
premier mouvement de compétition. Il
consiste à saisir la barre, mains en
pronation, prise large et de l'amener au dessus
de la tête en un seul temps.
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L'épaulé
jeté est le second mouvement de compétition.
Il consiste à saisir la barre, largeur
des épaules mains en pronation, de
l’amener dans un premier temps aux épaules,
puis, dans un deuxième temps, de la
propulser au dessus de la tête.
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La pratique de l’haltérophilie requiert
un éventail complet de qualités physiques
et mentales : la force bien sûr, mais aussi
la vitesse, la souplesse, la résistance aux
efforts répétés, le courage,
la détermination et la connaissance de soi.
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Les jeunes peuvent parfaitement
s’initier à ce sport dès
10 ans, pour autant que leur charpente osseuse
soit parfaitement équilibrée.
Cet apprentissage est très progressif,
les programmes d’entraînement
sont soigneusement dosés et comportent
un judicieux mélange d’exercices
d’athlétisme et de musculation,
de vitesse, de souplesse et de détente.
Dès que le débutant contrôle
parfaitement la position « dos plat
», il est initié à la
technique du geste haltérophile par
des exercices éducatifs simples.
La coordination des différents éléments
du mouvement est ensuite travaillée
et parallèlement, les exercices de
musculation deviennent plus spécifiques.
Lorsque la technique est devenue correcte
et le tonus musculaire suffisant que pour
maintenir les positions statiques nécessitées
par l’arraché et l’épaulé-jeté,
on s’attache ensuite au développement
de la puissance. Les poids sont devenus
plus lourds, mais la technique aura toujours
priorité sur la charge. Et ainsi,
petit à petit, étape par étape,
l’haltérophile va acquérir
un bagage technique et un potentiel physique
suffisant qui lui permettront de dominer
des barres de plus en plus pesantes.
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L'haltérophilie
arrête la croissance
"Pendant des années, il était
dit que les enfants ne devraient pas s’entraîner
avec des poids et haltères parce que les
dommages aux os pourraient les empêcher
de grandir. Plus récemment, il a été
suggéré que les enfants peuvent 
s’entraîner avec des poids mais ne
devraient pas lever des charges maximales.
Il n’existe aucun cas de retard de croissance
causé par l’entraînement et
le lever de poids. Il y a eu des cas de poignets
fracturés causés par des chutes
à l’entraînement mais ces cas
sont survenus dans des endroits non supervisés.
Les fractures ont guéri sans causer de
complications. L’entraînement avec
des poids, aide la croissance des os et renforce
le squelette. Pour cet aspect, des recherches
suggèrent que les poids libres sont supérieurs
aux machines. Une étude effectuée
en Russie a comparé deux groupes de garçons;
un groupe s’entraînait avec des haltères
tandis que l’autre groupe contrôlé
était inactif. Le groupe s’entraînant
avec des poids a grandi plus rapidement et aussi
augmenté plus rapidement sa densité
osseuse. Arnold Schwarzenegger a débuté
le culturisme dès l’âge de
13 ans. Afin de devenir champion dès l’âge
de 18 ans, il a dû s’entraîner
très intensément. La taille adulte
d’Arnold est de 1.88m. Est-ce qu’il
aurait atteint cette taille si l’entraînement
avec des poids avait empêché sa croissance!
" (S.B. Cannon, The British Weightlifter,
numéro 55 - Septembre/octobre/novembre
1997)
"La pratique moderne de l'entraînement
de type haltérophile ne gêne en aucune
façon la croissance. Elle permet d'améliorer
et d'entretenir la souplesse articulaire et musculaire;
elle permet de mieux connaître son corps,
de donner une plus grande aisance motrice et de
se sentir bien dans sa peau." (Georges Lambert,
professeur de sport à l'institut National
du Sport et de l'Education Physique - INSEP)
L'haltérophilie
abîme le dos

L'haltérophilie n'abîme pas le dos
si elle est bien pratiquée sous l'égide
d'un éducateur compétent. Au contraire,
si les mouvements sont bien faits, les muscles du
dos seront renforcés et tonifiés,
ce qui permettra à l'enfant d'avoir une posture
correcte ("se tenir droit" par exemple)
L'haltérophilie
est un sport pour les hommes musclés

L'haltérophilie est un sport mixte, il peut
être pratiqué aussi bien par les filles
que par les garçons. De plus en plus de filles
se dirigent vers l'haltérophilie, discipline
accessible à tous, nul n'a besoin d'être
fort, ni particulièrement adroit ou rapide
pour découvrir ce sport.
Le dopage fait partie de
l’entraînement de l’haltérophile.
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Un athlète à l'entrainement buvant
du jus d'orange |
"Il y eut une époque
où l’opinion populaire associait tous
les tests positifs aux haltérophilies. En
1988, Ben Johnson a changé cette situation.
Après cet événement, le Sport
Council (Conseil des Sports) a alloué plus
d’argent pour les contrôles antidopage
et a institué les contrôles hors compétitions.
La BAWLA (British Amateur
Weightlifting Association) effectue des contrôles
lors des compétitions depuis 1980 et a débuté
les contrôles hors compétitions en
1990. Historiquement, l’haltérophilie
a eu sa part de problèmes mais au cours des
dernières années, nous avons été
témoins de tests positifs dans plusieurs
sports, incluant l’athlétisme, le cyclisme,
le rugby, les courses de demi fond et la natation.
La BAWLA travaille de concert avec le Sport Council
afin de s’assurer que les haltérophiles
sont testés au hasard durant les compétitions
et hors compétitions et ce, sans préavis.
L’utilisation de substances défendues
n’est pas seulement un problème pour
l’haltérophilie mais un problème
pour tous les sports. Malheureusement, l’utilisation
de ces substances se retrouve aujourd’hui
au niveau récréatif où les
adeptes les utilisent pour améliorer leur
apparence physique. En Grande Bretagne, tous les
sports coopèrent avec le Sport Council pour
contrôler les abus mais les organisations
de culturisme ne le font pas. Il n’existe
aucun lien entre les organisations de culturisme
et les organisations d’haltérophilie."
(S.B. Cannon, The British Weightlifter, numéro
55 - Septembre/octobre/novembre 1997)
En conclusion, l'haltérophilie peut être
pratiquée sans danger par les enfants, les
adolescents et les adultes, à condition d'être
encadré par des éducateurs compétents.
Mais cela est vrai pour tous les sports dont beaucoup
représentent plus de danger malgré
leur aspect austère et plus anodin.
Anthony Fernandes 2005
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