
"La vie est un équilibre, équilibre entre les recettes et les dépenses. Mais si notre société de consommation nous offre une alimentation en abondance, si elle nous permet de nous gaver à condition d'en avoir les moyens matériels, elle ne nous permet plus d'en brûler efficacement les excédents.
Le citadin, bousculé par des horaires impératifs, harassé par l'environnement, intoxiqué par les transports et consacrant trop d'heures à la télévision, ne trouve plus le courage ni le temps pour exercer son corps. Il ne fait plus de sport, plus de bicyclette, plus de course à pieds, ne porte plus de charges, ne monte plus d'escaliers, nage une fois par an au moment des vacances ou plutôt se trempe dans l'eau. Son plus gros effort physique consiste maintenant à couper son beefsteack attendri, en attendant le couteau électrique. L'homme d'aujourd'hui ne sait faire qu'une chose, rouler avec son automobile dont il sait assurer le bon fonctionnement, mais ne sait plus activer ses propres fonctions motrices. Le fait n'est pas nouveau mais il s'aggrave. "
Voilà ce que l'on pouvait lire dans l'édito du numéro 161 d'octobre 1972 de Sciences Culturistes, il y a déjà 37 ans. Ce texte est toujours d'actualité, malheureusement. Aujourd'hui, rien de nouveau. L'Homme utilise toujours autant sa voiture, fait encore moins de sport, mange bien trop gras et sucré. Quant aux "charges", les seules qu'ils portent sont celles de ses courses achetées au supermarché du coin.
Bonne lecture à tous et bonnes vacances.
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